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Assigner en justice définition, procédure et coût 2026
Droit civil

Assigner en justice : définition juridique, procédure et erreurs à éviter

Assigner en justice : définition légale, rôle de l'huissier, mentions obligatoires, coût et déroulement. Tout ce qu'il faut savoir avant d'engager

Rédigé par Laure Bonnet 16 minutes
L'action en justice (définition, article 30 CPC, recevabilité...)

Assigner en justice, c'est saisir un tribunal contre une personne en lui faisant notifier par un commissaire de justice un acte l'invitant à comparaître à une audience. La définition légale de l'assignation figure à l'article 55 du Code de procédure civile : c'est « l'acte d'huissier de justice par lequel le demandeur cite son adversaire à comparaître devant le juge ». Cette procédure civile obéit à des règles de forme strictes, dont la méconnaissance peut entraîner la nullité de l'acte. Comprendre les mentions obligatoires, le rôle du commissaire de justice et le déroulement de la procédure évite des erreurs irréversibles.

Assigner en justice : la définition exacte selon le Code de procédure civile

L'article 55 du Code de procédure civile (Legifrance) définit l'assignation comme « l'acte d'huissier de justice par lequel le demandeur cite son adversaire à comparaître devant le juge ». Trois termes structurent cette définition. Le demandeur est celui qui prend l'initiative de la procédure ; le défendeur est la personne visée par la demande ; l'assignation est le document matériel, rédigé et signifié par un commissaire de justice (appellation en vigueur depuis 2022, qui remplace huissier de justice).

L'assignation appartient à la famille des actes introductifs d'instance, c'est-à-dire des actes qui permettent d'ester en justice en saisissant une juridiction. Concrètement, le demandeur ne se contente pas de déposer une demande au tribunal : il fait notifier à son adversaire, par voie d'huissier, un document formalisé l'informant de la procédure et de la date d'audience. Ce mécanisme garantit le respect du principe du contradictoire, fondamental en procédure civile.

Selon le Dalloz (Fiches d'orientation, procédure civile), l'assignation « est un acte de procédure adressé par le demandeur au défendeur par l'intermédiaire d'un huissier de justice, pour l'inviter à comparaître ». La doctrine précise qu'elle constitue le mode d'introduction d'instance de droit commun devant les tribunaux judiciaires.

Assignation vs plainte : quelle différence fondamentale ?

La plainte relève de la procédure pénale. Elle se dépose auprès d'un service de police, de gendarmerie ou auprès du procureur de la République pour signaler une infraction (vol, agression, escroquerie). Le parquet décide ensuite des suites : classement sans suite, enquête, ou renvoi devant une juridiction pénale.

L'assignation, au contraire, relève de la procédure civile. Le demandeur saisit directement un tribunal civil pour obtenir réparation d'un préjudice ou l'exécution d'une obligation (paiement d'une dette, résiliation d'un bail, réparation de dommages). Aucune intervention du parquet n'est requise. Les deux voies peuvent coexister : une victime d'escroquerie peut déposer plainte au pénal et assigner au civil pour obtenir des dommages et intérêts.

Assignation vs requête : quand choisir l'un ou l'autre ?

L'article 750 du Code de procédure civile (Legifrance) pose une règle déterminante : la demande en justice est formée par assignation, mais elle peut l'être également par requête lorsque le montant de la demande n'excède pas 5 000 €. La requête est une demande unilatérale déposée au greffe par le demandeur, sans signification préalable au défendeur. Le juge convoque ensuite les parties lui-même.

En deçà de ce seuil de 5 000 €, le demandeur peut donc choisir entre les deux voies. L'assignation reste possible et est parfois préférée lorsqu'on souhaite informer immédiatement l'adversaire du litige par voie d'huissier. Au-delà de 5 000 €, l'assignation devient obligatoire : la requête n'est plus une option légale.

Les mentions obligatoires d'une assignation (à peine de nullité)

Une assignation n'est pas un simple courrier. Le Code de procédure civile impose des mentions obligatoires dont l'absence entraîne la nullité de l'acte. Les articles 54 et 56 du CPC énumèrent les mentions communes à tout acte de procédure, complétées par des dispositions spécifiques à l'assignation. L'article 854 du CPC (Legifrance), applicable devant le tribunal judiciaire, précise que l'assignation doit contenir, à peine de nullité, « outre les mentions prescrites par les articles 54 et 56, les nom, prénoms et adresse de la personne chez qui la signification est faite ».

Les articles 54 et 56 du CPC (Legifrance) prévoient les mentions communes à tout acte introductif d'instance :

  • Indications sur les parties : nom, prénoms, domicile du demandeur et du défendeur (ou dénomination sociale et siège pour les personnes morales)
  • Juridiction saisie : désignation précise du tribunal compétent
  • Objet de la demande : exposition des prétentions et motifs du litige
  • Liste des pièces : inventaire des pièces invoquées au soutien de la demande
  • Mode de comparution : mention des modalités de représentation (par avocat ou en personne, selon la juridiction)
  • Indication sur la médiation : mention des possibilités de recours à un mode alternatif de résolution des conflits

L'article 751 du CPC (Legifrance) ajoute une mention propre à l'assignation : le lieu, le jour et l'heure de l'audience à laquelle le défendeur est convoqué.

Les mentions communes à tout acte introductif d'instance

Les articles 54 et 56 du CPC (Legifrance) fixent le socle minimal. L'article 54 impose que l'acte indique pour chaque partie : son nom, son domicile, et le titre sous lequel elle comparaît. L'article 56, spécifique aux assignations, exige en outre l'indication de la juridiction saisie, l'objet du litige avec exposition des moyens en fait et en droit, la liste des pièces, et la mention des modalités de représentation.

La jurisprudence est constante sur ce point : la Cour de cassation annule régulièrement les assignations qui omettent une de ces mentions. L'arrêt rendu le 27 janvier 2016 par la deuxième chambre civile (pourvoi n° 14-22.487) a confirmé la nullité d'une assignation ne mentionnant pas l'objet du litige de manière suffisamment précise.

L'erreur courante : omettre une mention obligatoire et risquer la nullité de l'assignation

L'erreur la plus fréquente consiste à rédiger une assignation incomplète, en pensant que les pièces jointes suffiront à informer le défendeur. Concrètement, si l'assignation ne liste pas de manière explicite les pièces invoquées, ou si l'objet du litige n'est pas suffisamment détaillé, le défendeur peut soulever l'exception de nullité. Le juge prononce alors la nullité de l'assignation, ce qui anéantit la procédure et oblige le demandeur à recommencer depuis le début.

Cette nullité entraîne une perte de temps et un surcoût : nouveau projet d'assignation, nouvelle signification par commissaire de justice, nouvelle date d'audience. En pratique, ce piège guette surtout les demandeurs qui rédigent leur assignation sans avocat devant des juridictions où la représentation n'est pas obligatoire, comme le tribunal judiciaire pour les demandes de faible montant.

Comment faire une assignation en justice : les étapes concrètes

La procédure d'assignation suit un parcours chronologique précis, du choix de la juridiction jusqu'à l'enrôlement de l'acte au greffe. Chaque étape conditionne la validité de la saisine du tribunal, terme juridique qui désigne le moment où la juridiction est effectivement saisie du litige.

Les étapes se déroulent dans l'ordre suivant :

  • Déterminer la juridiction compétente selon le montant et la nature du litige
  • Rédiger le projet d'assignation en intégrant toutes les mentions obligatoires des articles 54, 56 et 751 du CPC
  • Présenter le projet au greffe du tribunal pour obtenir une date d'audience
  • Faire signifier l'assignation par un commissaire de justice au défendeur, à son domicile ou à son siège
  • Procéder à l'enrôlement : dépôt de l'assignation signifiée au greffe, qui enregistre l'affaire et convoque les parties

Cette séquence peut paraître linéaire, mais un imprévu à une étape peut tout remettre en cause. Si le commissaire de justice ne parvient pas à signifier l'acte (défendeur introuvable), des formalités supplémentaires deviennent nécessaires.

Choisir la bonne juridiction avant de rédiger l'assignation

Le choix de la juridiction dépend de deux critères : la compétence d'attribution (nature du litige) et la compétence territoriale (lieu du litige). En matière civile, le tribunal judiciaire est la juridiction de droit commun depuis la fusion du tribunal d'instance et du tribunal de grande instance opérée en 2020. Le tribunal de proximité subsiste pour les demandes n'excédant pas 10 000 €.

En pratique, la compétence territoriale se détermine en principe par le domicile du défendeur (article 42 du CPC). Des règles spéciales existent : en matière de bail d'habitation, le tribunal du lieu de l'immeuble est compétent ; en matière de contrat, celui du lieu d'exécution de l'obligation. Se tromper de juridiction expose le demandeur à une exception d'incompétence soulevée par le défendeur.

Le rôle du commissaire de justice (ex-huissier) dans la signification

La signification est l'acte par lequel le commissaire de justice porte l'assignation à la connaissance du défendeur. Depuis la réforme du 1er juillet 2022, les huissiers de justice ont pris le nom de commissaires de justice. Ce professionnel, seul habilité à signifier un acte d'assignation, se déplace au domicile ou au siège du défendeur pour lui remettre l'acte en mains propres ou, à défaut, procéder à une signification selon des modalités alternatives (remise à tiers, affichage, etc.).

Les commissaires de justice perçoivent des émoluments réglementés pour cette mission. Le coût de la signification dépend notamment du type d'acte et du lieu d'exécution. Un commissaire de justice ne peut pas refuser une signification régulièrement demandée, sauf motif légitime.

De la date d'audience à l'enrôlement : ne rien oublier

L'article 751 du CPC (Legifrance) prévoit que la demande formée par assignation est portée à une audience dont la date est communiquée par le greffe au demandeur sur présentation du projet d'assignation. Le demandeur (ou son avocat) doit donc se présenter au greffe avec le projet rédigé, sans la date qui sera apposée par le greffe.

Une fois la date obtenue, l'assignation est signifiée au défendeur par le commissaire de justice. L'enrôlement intervient ensuite : l'assignation signifiée est déposée au greffe du tribunal, qui enregistre l'affaire au registre. C'est ce dépôt qui rend la saisine définitive. Le non-respect de ce calendrier, notamment un retard dans l'enrôlement, peut entraîner la caducité de l'assignation.

Cas pratique chiffré : assigner un locataire pour impayés devant le tribunal judiciaire

Prenons un cas concret : un bailleur souhaite assigner un locataire pour 3 500 € de loyers impayés. Le litige porte sur trois mois de loyer non réglés, le bail contenant une clause résolutoire. La question qui se pose immédiatement est celle du mode d'introduction d'instance.

Le montant du litige (3 500 €) se situe en deçà du seuil de 5 000 € fixé par l'article 750 du CPC (Legifrance). La requête est donc une option légale. Toutefois, l'assignation reste possible et présente un avantage pratique dans ce scénario : elle permet d'informer le locataire de la procédure par voie de commissaire de justice, ce qui peut inciter à régulariser la situation avant l'audience. La signification par huissier d'une assignation comportant la clause résolutoire produit aussi un effet juridique immédiat en matiere de bail d'habitation, via la procédure de saisine du juge visée à l'article 24 de la loi du 6 juillet 1989.

Dans les faits, un bailleur confronté à des impayés de loyer a souvent intérêt à privilégier l'assignation sur le fondement de la clause résolutoire, plutôt que la requête, car la signification par commissaire de justice est obligatoire pour activer la clause résolutoire. La requête, qui ne prévoit pas de signification préalable, ne permet pas de remplir cette condition.

Requête ou assignation pour 3 500 € de loyers impayés ?

Pour ce litige de 3 500 €, la loi autorise les deux voies. La requête serait moins onéreuse et plus rapide : le bailleur dépose sa demande au greffe, sans frais de signification par huissier. Le juge convoque ensuite les parties lui-même.

Toutefois, l'assignation est préférable dans ce cas précis pour deux raisons. D'abord, la clause résolutoire du bail d'habitation doit être signifiée par huissier pour produire effet : l'assignation remplit cette fonction. Ensuite, la signification par commissaire de justice crée une pression psychologique sur le locataire défaillant, qui peut conduire à un règlement amiable avant l'audience. Les statistiques du Ministère de la Justice montrent qu'une part significative des litiges locatifs se règlent avant l'audience, dès lors que la procédure est formellement engagée.

Ce cas illustre un arbitrage de profil : sous le seuil de 5 000 €, la requête convient aux litiges simples sans enjeu de clause résolutoire ; l'assignation s'impose lorsque la signification préalable est juridiquement nécessaire.

Estimation des frais : ce qu'il faut budgéter (à titre indicatif)

Pour ce scénario de 3 500 € d'impayés locatifs, les frais à prévoir comprennent plusieurs postes. La signification de l'assignation par le commissaire de justice représente un coût réglementé, dont le montant exact dépend du lieu d'exécution et des éventuelles recherches de domiciliation. Les frais de greffe (timbre fiscal) s'ajoutent, ainsi que les honoraires d'avocat si le bailleur choisit de se faire représenter, ce qui n'est pas obligatoire devant le tribunal judiciaire pour les demandes inférieures à 10 000 €.

Aucun chiffre précis ne peut être avancé de manière uniforme, car les tarifs varient selon la complexité du dossier et le professionnel sollicité. Les personnes aux ressources modestes peuvent solliciter l'aide juridictionnelle, qui couvre tout ou partie des frais selon un barème de revenus. Une consultation préalable en Maison de justice et du droit permet d'obtenir une orientation gratuite sur les démarches.

Après l'assignation : que se passe-t-il concrètement ?

Une fois l'assignation signifiée et enrôlée, la procédure entre dans sa phase d'instruction. Les parties comparaissent à l'audience indiquée dans l'acte. Selon la nature du litige et la juridiction, la procédure suit différents chemins. Devant le tribunal judiciaire, une procédure orale simplifiée s'applique pour les demandes de faible montant ; pour les litiges plus complexes, la procédure avec mise en état s'impose.

La mise en état est une phase préparatoire au jugement, pilotée par un juge de la mise en état dont la mission est définie aux articles 780 et suivants du CPC (Legifrance). Ce magistrat veille à l'instruction de l'affaire : il fixe les calendriers d'échange des conclusions, clôture l'instruction lorsque l'affaire est en état d'être jugée, et renvoie au jugement. Les avocats des parties échangent leurs arguments et leurs pièces pendant cette phase.

Peut-on refuser une assignation en justice ?

On ne peut pas « refuser » une assignation au sens de s'y opposer matériellement. Le commissaire de justice procède à la signification : si le défendeur refuse de prendre l'acte en mains propres, l'huissier dresse un procès-verbal de refus qui vaut signification régulière. Le défendeur est alors réputé avoir reçu l'acte.

Le défendeur conserve néanmoins la possibilité de contester la procédure. Il peut soulever des exceptions de procédure (incompétence, nullité de l'assignation, nullité pour défaut de mention obligatoire) avant toute défense au fond. Ces exceptions doivent être présentées dans les délais prévus par le CPC. Ignorer l'assignation est le pire choix : le juge peut rendre un jugement par défaut si le défendeur ne comparaît pas, avec les mêmes conséquences qu'une décision contradictoire.

Combien de temps dure une assignation et la procédure civile ?

Aucun délai garanti n'existe en procédure civile. La durée dépend de la juridiction, de la complexité du dossier, du nombre de pièces et du calendrier de l'audience. Les procédures orales devant le tribunal judiciaire pour des demandes de faible montant peuvent être jugées en une seule audience, avec un délai de quelques semaines à quelques mois entre l'assignation et la décision.

Les procédures avec mise en état durent plus longtemps : les échanges de conclusions entre avocats s'étalent sur plusieurs mois, voire au-delà d'un an pour les dossiers complexes. Le délibéré, période durant laquelle le juge examine le dossier avant de rendre sa décision, ajoute un délai supplémentaire variable selon l'encombrement du tribunal. Le Conseil constitutionnel, dans son ordonnance du 27 janvier 2026 (n° 25/00007), a réaffirmé le droit au jugement dans un délai raisonnable, principe qui s'impose à toutes les juridictions.

Comment annuler une assignation en justice ?

Annuler une assignation suppose de démontrer un vice de procédure. Trois voies existent. La nullité pour défaut de mention obligatoire se soulevant avant toute défense au fond, si l'assignation omet une des mentions des articles 54, 56 ou 854 du CPC. La caducité intervient si le demandeur ne respecte pas le délai d'enrôlement après signification : l'assignation devient caduque, ce qui équivaut à une annulation automatique.

Le désistement d'instance permet au demandeur de renoncer volontairement à sa demande. Cette démarche ne met fin à la procédure que si le défendeur accepte ou si aucune défense au fond n'a été formulée. Une assignation n'est jamais annulable sur simple demande du demandeur sans motif légal : la renonciation obéit à des règles de forme.

Quel est le coût d'une assignation en justice ?

Le coût d'une assignation se décompose en plusieurs postes. Les émoluments du commissaire de justice pour la signification sont réglementés par arrêté ministériel : ils varient selon le type d'acte et le lieu d'exécution. Les frais de greffe incluent le timbre fiscal dont le montant dépend de la juridiction. Les honoraires d'avocat, lorsque la représentation est obligatoire (notamment devant le tribunal judiciaire pour les demandes supérieures à 10 000 €) ou choisie volontairement, sont libres et fixés en accord avec le client.

Les dépens, c'est-à-dire les frais de procédure supportés par la partie perdante en application de l'article 695 du CPC, comprennent les frais de signification et les émoluments réglementés. Les honoraires d'avocat ne sont pas inclus dans les dépens et restent à la charge de chaque partie, sauf décision contraire du juge sur la base de l'article 700 du CPC.

L'aide juridictionnelle permet aux personnes dont les revenus sont inférieurs à un plafond fixé chaque année de bénéficier d'une prise en charge totale ou partielle de ces frais. Le barème d'éligibilité est publié sur le site du Ministère de la Justice. Pour un dossier simple, une consultation en Maison de justice et du droit peut orienter vers la procédure la plus économique avant d'engager des frais.

Points clés

  • L'assignation est l'acte de commissaire de justice par lequel le demandeur cite son défendeur à comparaître devant le juge (art. 55 du Code de procédure civile).
  • En deçà de 5 000 €, la demande peut aussi être formée par requête au lieu d'assignation (art. 750 du CPC), mais l'assignation reste obligatoire au-delà de ce seuil.
  • Les mentions obligatoires des articles 54, 56 et 854 du CPC doivent figurer dans l'assignation à peine de nullité : leur omission anéantit la procédure.
  • Une assignation ne peut pas être refusée par le défendeur : l'huissier dresse un procès-verbal de refus qui vaut signification régulière.
  • L'aide juridictionnelle couvre tout ou partie des frais d'assignation selon un barème de revenus publié par le Ministère de la Justice.

Sources

Fiche pratique

Articles de référenceArt. 55 CPC (définition), art. 54 et 56 CPC (mentions communes), art. 751 CPC (date d'audience), art. 750 CPC (seuil requête), art. 854 CPC (mentions spécifiques tribunal judiciaire)
Seuil requête vs assignation5 000 € (art. 750 CPC) : en deçà, requête possible ; au-delà, assignation obligatoire
Acteur de la significationCommissaire de justice (ex-huissier de justice, réforme du 1er juillet 2022)
Juridiction de droit communTribunal judiciaire (fusion TGI/TI depuis 2020)
Phase préparatoireMise en état (art. 780 et s. CPC) pour les procédures complexes
FinancementAide juridictionnelle selon barème de revenus (Ministère de la Justice)
Risque principalNullité de l'assignation en cas d'omission d'une mention obligatoire

Ces éléments sont d'ordre général et ne sauraient remplacer une consultation juridique. Pour un cas précis, adressez-vous à un avocat ou à un professionnel du droit.

Les questions fréquentes

Quel est le coût d'une assignation en justice ?

Le coût d'une assignation comprend les émoluments réglementés du commissaire de justice pour la signification, les frais d'enrôlement au greffe et, selon la juridiction, les honoraires d'avocat. Ces montants varient selon la complexité du dossier et la juridiction saisie ; les personnes aux ressources modestes peuvent solliciter l'aide juridictionnelle auprès du bureau d'aide juridictionnelle du tribunal.

C'est quoi être assigné ?

Être assigné signifie recevoir, par l'intermédiaire d'un commissaire de justice (ex-huissier), un acte officiel vous informant qu'une personne engage une procédure judiciaire contre vous et vous citant à comparaître devant un tribunal à une date précise. Le destinataire de l'assignation prend le nom de défendeur dans la procédure.

Quelle est la différence entre une assignation et une plainte ?

La plainte relève de la procédure pénale : elle est déposée auprès d'un service de police, de gendarmerie ou du procureur pour signaler une infraction. L'assignation est un acte de procédure civile par lequel un particulier ou une entreprise saisit directement un tribunal pour obtenir réparation d'un préjudice ou l'exécution d'une obligation ; elle ne nécessite pas l'intervention du parquet.